Ah, les langues ! C’est un monde tellement fascinant, n’est-ce pas ? Surtout quand on commence à gratter sous la surface et qu’on découvre tous les petits secrets qu’elles recèlent.
Moi qui adore les voyages et les cultures, je suis toujours émerveillée par la manière dont les langues se rencontrent, s’influencent et se transforment au fil du temps.
Récemment, en me penchant sur le vietnamien, une langue que je trouve d’une richesse incroyable, j’ai fait une découverte qui m’a absolument passionnée !
On entend souvent parler de l’identité si forte et unique du Vietnam, et c’est tout à fait vrai. Mais saviez-vous que sa langue, si mélodieuse à l’oreille, porte en elle des milliers de mots venus d’ailleurs, forgés par des siècles d’histoire ?
C’est un peu comme si chaque mot était une petite fenêtre sur un passé lointain, une véritable aventure linguistique. J’ai été bluffée de voir à quel point le chinois, par exemple, a profondément marqué le vocabulaire vietnamien.
Ce n’est pas juste une légère touche, c’est une empreinte massive qui a façonné la langue telle que nous la connaissons aujourd’hui. Imaginez : des concepts administratifs, des termes philosophiques, des noms d’objets du quotidien… la trace de l’Empire du Milieu est partout, et comprendre ces emprunts, c’est comme détenir une clé magique pour appréhender la culture vietnamienne sous un jour totalement nouveau.
Ça ouvre des perspectives incroyables ! Si, comme moi, vous êtes curieux de ces interactions culturelles et linguistiques qui rendent notre monde si riche, alors vous êtes au bon endroit.
Prêts à démêler les fils de cette histoire linguistique captivante ? Découvrons ensemble comment le vietnamien a su absorber et transformer ces influences chinoises pour créer sa propre identité unique.
Je vais tout vous expliquer précisément !
Le Voyage des Mots : Quand le Mandarin a Façonné le Vietnamien

Un héritage imposant : Plus qu’une simple influence
Ah, c’est vraiment fascinant de voir à quel point les langues sont de véritables éponges, absorbant les flux et reflux de l’histoire ! Quand on parle du vietnamien, on ne peut absolument pas ignorer l’incroyable influence du chinois.
Ce n’est pas juste un petit coup de pinceau ici et là, non, c’est une véritable fresque linguistique qui s’est tissée sur des siècles. Imaginez, des milliers et des milliers de mots que les Vietnamiens utilisent au quotidien ont des racines chinoises profondes.
C’est comme si, en parlant vietnamien, on entendait des échos lointains de l’Empire du Milieu, une sorte de murmure historique qui traverse le temps. Moi, en me plongeant là-dedans, j’ai eu l’impression de déverrouiller un coffre au trésor !
C’est une richesse lexicale qui a vraiment façonné la pensée et l’expression vietnamiennes de manière indélébile. On sent cette force dans les concepts, les nuances, même dans la poésie.
Un millénaire de partage : Comment l’histoire a lié les langues
Vous savez, l’histoire entre le Vietnam et la Chine est complexe, faite de périodes d’échanges intenses et de domination. Pendant plus de mille ans, le Vietnam a été sous la tutelle chinoise, et croyez-moi, cela a laissé des traces profondes, notamment dans la langue.
C’est un peu comme un fleuve puissant qui aurait creusé son lit au fil des millénaires. Les administrateurs, les lettrés, les moines, tous ces acteurs ont importé avec eux des termes qui sont devenus indispensables.
Ce n’était pas une simple importation, c’était une intégration, une adaptation, une vietnamisation de concepts entiers. J’ai toujours trouvé ça incroyable de voir comment une langue peut absorber autant d’influences tout en gardant sa propre identité mélodieuse.
C’est la preuve de la résilience et de la créativité linguistique des Vietnamiens, une véritable leçon d’histoire écrite dans le vocabulaire lui-même.
C’est ça qui rend l’exploration du vietnamien si captivante, on ne se contente pas d’apprendre des mots, on voyage dans le temps !
Les Hán-Việt : Ces Voix Anciennes qui Résonnent Encore
Décoder le “Sino-Vietnamien” : Une clé pour la compréhension
Alors, si vous avez déjà commencé à gratter la surface du vietnamien, vous avez sûrement entendu parler des mots “Hán-Việt”. Pour moi, ce sont de véritables fossiles linguistiques, des fenêtres sur un passé glorieux.
C’est le terme qu’on utilise pour désigner les mots d’origine chinoise qui ont été intégrés dans le vietnamien. Ce qui est dingue, c’est qu’ils ne sont pas juste “là”, ils sont partout !
Dans le langage formel, la littérature, la philosophie, la politique, même dans des mots du quotidien. Les comprendre, c’est un peu comme avoir une clé universelle qui ouvre des portes à travers toute la culture vietnamienne.
Quand je découvre un nouveau mot Hán-Việt, j’ai l’impression de reconstituer un puzzle ancien, de retrouver un fragment d’histoire. C’est une dimension que j’adore explorer, car elle ajoute tellement de profondeur à ma compréhension de la langue et de son peuple.
La prononciation, un pont vers le passé
Ce qui est absolument fascinant avec ces mots Hán-Việt, c’est leur prononciation. Bien qu’ils viennent du chinois, leur prononciation en vietnamien ne ressemble pas forcément au mandarin moderne.
Elle est en fait beaucoup plus proche de la prononciation du chinois classique, celle parlée il y a plusieurs siècles ! C’est comme si le vietnamien avait conservé un écho d’une langue ancienne que le chinois lui-même a transformée avec le temps.
Personnellement, j’ai trouvé ça bluffant. Quand j’entends un mot Hán-Việt, je me dis que je suis en train d’écouter une partie de l’histoire linguistique de l’Asie de l’Est.
Ça donne une dimension presque mystique à l’apprentissage. C’est une vraie curiosité phonétique qui me passionne et qui montre à quel point les langues sont de véritables capsules temporelles, gardant en elles des traces de leur passé.
C’est ce genre de découverte qui rend l’aventure linguistique tellement addictive pour moi !
De l’Administration aux Émotions : La Polyvalence des Emprunts
Lexique quotidien et concepts abstraits : Une immersion totale
Quand on se penche sur la richesse des emprunts chinois en vietnamien, on réalise à quel point cette influence est pervasive, elle touche tous les aspects de la vie.
Ce n’est pas seulement un vocabulaire limité à un domaine spécifique, non, c’est une véritable immersion dans le lexique quotidien, mais aussi dans des concepts bien plus abstraits.
Par exemple, des termes pour l’administration, la justice, la politique sont presque entièrement d’origine chinoise, ce qui est logique vu le passé. Mais ce qui m’a vraiment surprise, c’est de voir à quel point cela s’étend à des choses plus intimes ou philosophiques.
Des mots pour exprimer la morale, la famille, le destin, souvent ces piliers de la culture vietnamienne trouvent leurs racines dans le chinois classique.
Pour moi, c’est la preuve que cette influence n’était pas juste superficielle, elle a pénétré l’âme même de la langue et de la pensée.
La langue comme miroir culturel : Ces mots qui racontent une société
C’est ça que j’adore avec les langues : elles sont de véritables miroirs de la société et de son histoire. Quand je vois comment des mots comme “gia đình” (famille) ou “văn hóa” (culture) ont des origines chinoises profondes, je comprends mieux à quel point les échanges culturels ont été intenses.
C’est comme si chaque mot était une petite histoire en soi, un témoignage silencieux des interactions entre ces deux grandes civilisations. En apprenant ces mots, je n’apprends pas seulement du vocabulaire, j’apprends des pans entiers de la culture vietnamienne.
C’est une manière très concrète d’appréhender les valeurs, les traditions, les systèmes de pensée. J’ai d’ailleurs préparé un petit tableau pour vous montrer quelques exemples concrets de ces mots d’origine chinoise et leur signification en français, pour que vous puissiez toucher du doigt cette incroyable richesse.
Je trouve que ça aide tellement à visualiser l’ampleur de cette influence et à mieux la saisir.
| Mot Vietnamien (Hán-Việt) | Prononciation | Sens Original Chinois | Sens en Français |
|---|---|---|---|
| Gia đình (家 庭) | [zaː˧ ɗɨn˧] | Famille, maison | Famille |
| Văn hóa (文 化) | [van˧ hwaː˧] | Culture, civilisation | Culture |
| Giáo dục (教 育) | [zaːw˧ zʊk̚˧] | Éducation, enseignement | Éducation |
| Quốc gia (國 家) | [kwɔk̚˧ zaː˧] | Nation, pays | Nation, pays |
| Lịch sử (歷 史) | [lɪk̚˧ sɨː˧] | Histoire, annales | Histoire |
Le Génie Vietnamien : Quand l’Adaptation Devient Création
Plus qu’une simple copie : La transformation des emprunts
Ce serait une erreur de penser que le vietnamien s’est contenté de “copier-coller” des mots du chinois. Oh que non ! Le génie d’une langue, c’est justement sa capacité à absorber, à digérer et à transformer les influences extérieures pour les faire siennes.
Et c’est exactement ce qui s’est passé avec les emprunts chinois. Le vietnamien les a non seulement intégrés phonétiquement, en adaptant leur prononciation à son propre système tonal unique, mais il les a aussi souvent remodelés sémantiquement.
Parfois, un mot a pris une nuance légèrement différente, ou a été utilisé dans un nouveau contexte, lui donnant une saveur toute vietnamienne. J’ai toujours été émerveillée par cette capacité des langues à se réapproprier les mots, à leur donner une nouvelle vie.
C’est comme un chef qui prendrait un ingrédient étranger et le transformerait pour l’intégrer parfaitement à sa propre cuisine, lui donnant une touche unique et inimitable.
Enrichir sans perdre son âme : L’identité vietnamienne préservée
Ce que cette histoire d’emprunts nous montre aussi, c’est la force de l’identité vietnamienne. Malgré des siècles d’influence chinoise, le vietnamien a su rester lui-même.
Il a enrichi son vocabulaire, oui, mais il n’a jamais perdu son âme. Il a ses propres structures grammaticales, ses propres systèmes de classification, et surtout, cette mélodie si particulière qui le distingue de toutes les autres langues.
Les emprunts chinois sont une couche de sa richesse, une part de son histoire, mais ils ne définissent pas l’intégralité de la langue. C’est un peu comme un arbre ancien avec des branches qui viennent de différentes essences, mais dont le tronc reste unique et profondément enraciné.
J’adore cette idée que le vietnamien est un mélange harmonieux, une fusion intelligente qui a su tirer le meilleur de ses influences tout en gardant sa propre voix distincte et vibrante.
Pour moi, c’est ça, la véritable beauté linguistique !
Mes Petites Découvertes Personnelles : Ces Mots Qui Me Passionnent
Des anecdotes linguistiques : Quand l’étymologie nous surprend
En explorant cette richesse des Hán-Việt, j’ai eu quelques coups de cœur, des mots dont l’étymologie m’a littéralement transportée. Par exemple, le mot “cà phê” pour café.
On pourrait penser qu’il vient directement du français “café”, ce qui est vrai pour le concept, mais la façon dont il est prononcé et adapté en vietnamien est une petite merveille.
Ce n’est pas un Hán-Việt, bien sûr, mais c’est un exemple de l’ouverture du vietnamien. Pour revenir aux Hán-Việt, j’ai adoré découvrir comment certains mots qui nous semblent si “vietnamiens” sont en fait des emprunts très anciens.
Par exemple, “độc lập” (indépendance). Entendre ce mot résonner avec son origine chinoise, c’est comprendre toute une partie de l’histoire et de la quête de liberté du Vietnam.
C’est comme une petite étincelle qui s’allume dans mon esprit, reliant le présent au passé. Ces petites anecdotes, ce sont les trésors cachés de la linguistique, et elles rendent l’apprentissage tellement plus vivant et passionnant, vous ne trouvez pas ?
L’apprentissage du vietnamien sous un autre angle
Ce que je ressens vraiment en comprenant cette dimension Hán-Việt du vietnamien, c’est que ça change complètement ma façon d’apprendre. Au lieu de voir des listes de mots à mémoriser bêtement, je vois des liens, des ponts entre les cultures, des histoires qui se déroulent.
Ça rend l’apprentissage tellement plus logique et intuitif, surtout pour les mots complexes ou abstraits. Quand je rencontre un nouveau mot en vietnamien qui sonne un peu formel, mon cerveau cherche maintenant automatiquement s’il pourrait avoir une racine chinoise, et souvent, c’est le cas !
C’est comme avoir un super-pouvoir linguistique. Ça m’a personnellement permis de progresser beaucoup plus vite et de me sentir bien plus connectée à la langue et à la culture vietnamiennes.
Si vous apprenez le vietnamien, je ne peux que vous conseiller de vous intéresser à cette facette, c’est une mine d’or insoupçonnée qui rendra votre voyage linguistique encore plus incroyable et enrichissant.
La Beauté des Nuances : Éviter les Confusions et les Clichés

Au-delà de la ressemblance : Les pièges à éviter pour les francophones
Attention, même si l’influence chinoise est énorme, il ne faut absolument pas tomber dans le piège de penser que le vietnamien est une sorte de “dialecte” du chinois ou qu’il suffit de connaître le chinois pour comprendre le vietnamien.
C’est une erreur que j’ai parfois entendue, et c’est un cliché tenace ! Le vietnamien est une langue à part entière, avec sa propre grammaire, sa propre structure, ses propres tonalités, qui sont très différentes du mandarin par exemple.
Les emprunts Hán-Việt, bien que nombreux, ont été complètement intégrés et transformés. La ressemblance phonétique peut parfois être trompeuse pour un francophone qui apprendrait le mandarin en même temps, car les sens ont pu évoluer, et le contexte culturel est totalement différent.
C’est comme dire que l’anglais est un dialecte du français parce qu’il y a beaucoup d’emprunts latins et français. Non, chaque langue a sa propre identité, et c’est cette spécificité qui fait sa richesse.
Le respect des cultures : Comprendre les spécificités
Pour moi, c’est une question de respect envers la culture et la langue vietnamienne. Comprendre l’influence chinoise, c’est reconnaître une part essentielle de son histoire, mais c’est aussi souligner son évolution unique.
Le Vietnam a absorbé et adapté, mais il a surtout forgé sa propre voie linguistique. Ne pas reconnaître cela, c’est ignorer la force et l’ingéniosité d’un peuple.
Quand on voyage au Vietnam, on ressent cette identité forte, cette fierté nationale. Et la langue est une part immense de cette identité. En tant qu’étrangère passionnée par le Vietnam, je trouve qu’il est crucial de bien saisir cette nuance : l’influence est réelle, massive, mais elle n’annule en rien le caractère unique et indépendant de la langue vietnamienne.
C’est une leçon d’humilité et de curiosité linguistique que nous offre le vietnamien, une invitation à regarder au-delà des premières apparences.
Pourquoi C’est un Trésor pour le Voyageur et le Curieux
Un avantage inattendu pour explorer le Vietnam
Si vous êtes comme moi, un voyageur curieux, ou même si vous rêvez d’apprendre le vietnamien, cette histoire des Hán-Việt est un véritable atout ! Ça offre une profondeur inattendue à chaque mot que vous apprenez.
Au lieu d’une simple mémorisation, vous avez accès à une couche de sens supplémentaire, à une résonance historique. Pour le voyageur, même quelques mots d’origine chinoise bien placés peuvent ouvrir des portes, aider à comprendre les noms de lieux, les titres historiques, ou même certains concepts culturels.
C’est comme si on vous donnait un code secret pour mieux décrypter l’environnement qui vous entoure. Ça rend l’expérience tellement plus immersive et enrichissante.
Imaginez pouvoir deviner le sens d’un nouveau mot simplement parce que vous reconnaissez une racine Hán-Việt ! C’est une satisfaction incroyable, et ça transforme l’apprentissage en une véritable enquête fascinante.
Ouvrir son esprit : La linguistique, une fenêtre sur le monde
Finalement, cette exploration de l’influence chinoise sur le vietnamien, c’est bien plus qu’une simple leçon de linguistique. C’est une fenêtre ouverte sur le monde, sur la complexité des interactions humaines et culturelles.
Ça nous rappelle que les frontières linguistiques ne sont pas toujours aussi nettes qu’on le pense, que les langues voyagent, se rencontrent, se transforment.
Pour moi, c’est une invitation à la curiosité, à ne jamais cesser de chercher à comprendre comment les choses fonctionnent, comment les cultures s’entrelacent.
Chaque langue est un univers en soi, et chaque histoire linguistique est une aventure unique. Le vietnamien, avec ses emprunts chinois si profonds, est un témoignage éclatant de cette dynamique.
C’est une leçon d’humilité, mais aussi une source d’émerveillement constant. Alors, prêts à plonger encore plus loin dans ces mondes linguistiques fascinants ?
Moi, je ne m’en lasse pas !
À travers les mots
Voilà, notre voyage linguistique au cœur de l’influence chinoise sur le vietnamien touche à sa fin, mais j’espère qu’il a surtout ouvert de nouvelles pistes de curiosité pour vous ! Personnellement, chaque fois que je plonge dans ces histoires de langues qui s’entrelacent, je me sens connectée à quelque chose de bien plus grand que de simples mots. C’est comme si je touchais du doigt l’essence même des échanges humains, des cultures qui se rencontrent, se transforment, et donnent naissance à de nouvelles richesses. Le vietnamien est un témoignage vibrant de cette dynamique, une langue qui, malgré les siècles d’influences, a su garder son identité propre et une beauté mélodieuse incomparable. C’est une véritable source d’inspiration pour moi, et j’espère qu’elle le sera aussi pour vous, que vous soyez voyageur, étudiant ou simple curieux des mots. Ces découvertes, ce sont les petits bonheurs de l’apprentissage !
Informations utiles à connaître
Voici quelques pépites que j’ai découvertes et qui pourraient vous être très utiles pour votre propre exploration du vietnamien, surtout si vous êtes francophone :
1.
Les Hán-Việt, un raccourci de compréhension
Quand vous rencontrez un mot vietnamien qui sonne un peu “savant” ou formel, ayez le réflexe de penser à une origine Hán-Việt. Comprendre les racines sino-vietnamiennes vous donnera souvent un avantage considérable pour saisir le sens de mots complexes en politique, en science, ou en philosophie, mais aussi de nombreux noms de lieux. C’est un peu comme si vous débloquiez un niveau secret dans votre apprentissage ! Moi, ça m’a vraiment aidée à passer un cap, à ne plus juste “subir” le vocabulaire mais à en comprendre la logique profonde. C’est une clé précieuse que je vous encourage vraiment à utiliser.
2.
Ne confondez pas prononciation et origine
Rappelez-vous que la prononciation des Hán-Việt en vietnamien est souvent plus proche du chinois classique que du mandarin moderne. Il ne faut donc pas s’attendre à reconnaître un mot chinois moderne en l’entendant en vietnamien, et inversement. Le vietnamien est une langue à part entière, avec ses propres règles phonétiques et tonales uniques. Pour moi, c’est ce qui fait sa beauté et sa singularité ! C’est important de ne pas projeter vos connaissances d’une langue sur l’autre, mais plutôt d’apprécier chaque système pour ce qu’il est.
3.
Utilisez des ressources spécialisées
Il existe des dictionnaires et des lexiques spécialisés sur les mots Hán-Việt, souvent appelés dictionnaires sino-vietnamiens. N’hésitez pas à les consulter ! Ils vous montreront non seulement la signification, mais aussi l’écriture chinoise originale (les Hán tự) et leur évolution. C’est une ressource formidable pour les passionnés d’étymologie et pour quiconque veut comprendre les couches historiques du vocabulaire. J’ai passé des heures à fouiller dans ces ouvrages, et chaque fois, c’est une petite révélation. C’est une preuve supplémentaire que l’apprentissage est une aventure sans fin.
4.
Le contexte est roi
Même si un mot a une racine chinoise, son sens ou son usage en vietnamien peut avoir évolué pour s’adapter à la culture locale. Ne partez jamais du principe que le sens sera identique. C’est là qu’intervient la subtilité de la langue ! Par exemple, certains mots qui en chinois classique avaient un sens large, ont pu se spécialiser en vietnamien. C’est une occasion en or d’approfondir votre compréhension culturelle. Pour moi, c’est ce qui rend l’étude des langues si captivante : il y a toujours une nouvelle nuance à découvrir.
5.
Une porte ouverte sur l’Asie
Comprendre les Hán-Việt ne vous aidera pas seulement avec le vietnamien, cela vous donnera aussi une meilleure appréciation des liens linguistiques et culturels à travers l’Asie de l’Est, notamment avec le coréen et le japonais qui ont également de nombreux emprunts chinois. C’est comme si vous aviez un super-pouvoir pour décrypter le vocabulaire dans toute une région du monde. Si vous êtes comme moi et que vous aimez voyager et comprendre les peuples, c’est un atout incroyable pour enrichir vos expériences. C’est une perspective qui change tout et qui rend le monde un peu plus petit, et tellement plus fascinant !
Importance des points clés
En résumé, l’aventure du vietnamien nous rappelle que chaque langue est un palimpseste, une superposition de strates historiques et culturelles. L’influence du mandarin est immense, elle a façonné une part considérable du lexique vietnamien, notamment à travers les mots Hán-Việt, véritable écho du chinois classique. Mais attention, cette influence n’a en rien dilué l’identité unique et la richesse intrinsèque du vietnamien. Au contraire, elle a été digérée, adaptée, et réinterprétée par le génie linguistique vietnamien, donnant naissance à une langue distincte et mélodieuse. Ce n’est pas une simple copie, c’est une création unique ! Pour nous, passionnés de langues et de voyages, comprendre cette dynamique, c’est se donner les moyens d’une immersion plus profonde et plus respectueuse. Cela enrichit non seulement notre vocabulaire, mais aussi notre vision du monde, en nous invitant à apprécier la complexité et la beauté des interactions interculturelles. C’est une leçon d’humilité et d’ouverture d’esprit, qui me pousse toujours à explorer davantage. Alors, prêts pour de nouvelles découvertes ?
Questions Fréquemment Posées (FAQ) 📖
Q: Comment le chinois a-t-il pu influencer le vietnamien de manière si profonde et pendant si longtemps ?
R: C’est une excellente question, et elle plonge au cœur de l’histoire tumultueuse du Vietnam ! En fait, pendant plus de mille ans, de 111 av. J.-C.
jusqu’en 938 apr. J.-C., le Vietnam a été sous la domination chinoise. C’est ce qu’on appelle la période du “Bắc thuộc” (dominions du Nord).
Imaginez un peu : mille ans ! Pendant cette période, le chinois n’était pas seulement la langue de l’administration, des érudits et du pouvoir, c’était aussi celle qui véhiculait la culture, la philosophie (comme le confucianisme et le bouddhisme), la littérature et les sciences.
C’était un peu comme le latin en Europe à une certaine époque, une langue de prestige et de savoir indispensable. Les Vietnamiens qui voulaient s’élever socialement, travailler pour l’administration ou simplement accéder à l’éducation n’avaient pas d’autre choix que d’apprendre le chinois.
Cela a créé un flux constant de mots, de concepts et même de structures grammaticales qui se sont infiltrés et ont fini par s’enraciner profondément dans le vietnamien parlé.
C’est fascinant de voir comment une langue peut absorber et transformer de telles influences sur une période si longue, n’est-ce pas ?
Q: Concrètement, quels types de mots vietnamiens proviennent du chinois et est-ce que ça rend la langue difficile à apprendre ?
R: Ah, c’est là que ça devient vraiment intéressant ! On estime que 60 à 70% du vocabulaire vietnamien, surtout les mots savants, abstraits ou liés à l’administration, à la religion, à la philosophie, mais aussi à certains objets du quotidien, sont d’origine chinoise.
Ces mots sont appelés les “từ Hán Việt” (mots sino-vietnamiens). Par exemple, des mots comme “quốc gia” (pays), “văn hóa” (culture), “giáo dục” (éducation), “xã hội” (société) ont tous des racines chinoises.
Même des termes familiers comme “bác sĩ” (médecin) ou “gia đình” (famille) sont des emprunts. Alors, est-ce que ça rend la langue difficile ? Mon expérience personnelle me dit que non, pas nécessairement plus qu’une autre !
En fait, cela peut même être un avantage si vous connaissez déjà un peu le chinois, car vous retrouverez des sonorités et des sens communs. Pour les autres, ces mots sino-vietnamiens ont été tellement “vietnamisés” au fil des siècles qu’ils sonnent et se prononcent de manière unique.
Ce n’est pas comme si vous appreniez deux langues en même temps. Le vietnamien a son propre système tonal, sa propre grammaire et ses propres mots d’origine purement vietnamienne (les “từ thuần Việt”).
C’est un mélange riche qui donne à la langue sa saveur si particulière. On apprend ces mots comme n’importe quel autre mot de vocabulaire, et le contexte aide énormément.
Donc, pas de panique, c’est juste une richesse supplémentaire à découvrir !
Q: Le vietnamien moderne utilise un alphabet latin, mais est-ce que l’influence chinoise est encore visible dans l’écriture ou la structure de la langue aujourd’hui ?
R: C’est une excellente observation ! Effectivement, aujourd’hui, le vietnamien s’écrit avec l’alphabet latin, que l’on appelle le “chữ Quốc ngữ”, et qui a été développé par des missionnaires européens au XVIIe siècle avant d’être largement adopté au début du XXe siècle.
C’est une vraie révolution qui a démocratisé l’alphabétisation ! Cependant, même si l’écriture est latine, l’influence chinoise reste très présente, surtout dans le vocabulaire que nous venons d’évoquer.
Vous ne verrez plus les caractères chinois directement dans les journaux ou les livres vietnamiens, mais la structure des phrases et la manière dont certains concepts sont exprimés peuvent encore refléter cette influence lointaine.
Par exemple, la façon de former certains mots composés, ou l’utilisation de certaines particules grammaticales, peut parfois rappeler des schémas chinois.
C’est plus subtil, bien sûr, mais pour un linguiste ou quelqu’un qui étudie les deux langues, ces résonances sont bien là. Le vietnamien a une structure majoritairement monosyllabique pour ses mots de base, comme le chinois, même si les mots sino-vietnamiens sont souvent composés de deux syllabes.
Ce qui est magnifique, c’est que le vietnamien a su prendre ces influences, les digérer, les adapter à sa propre phonologie et à son système tonal pour créer quelque chose de vraiment unique.
C’est un témoignage vivant de la capacité d’une culture à s’approprier et à transformer les apports extérieurs pour forger sa propre identité linguistique.
C’est ce qui rend cette langue si captivante à explorer, vous ne trouvez pas ?






